The Boondocks, monument de la culture noire ?  

Cet article parlera des Boondocks, sa genèse, son créateur mais aussi son passage de la BD à la série animée, la fin de cette dernière et de l’impact de cette série. Le but sera de répondre à une question : est-que cette série est un classique, ou voire même un monument de la culture noire ?

Qu’est-ce que the Boondocks ? C’est une série animée diffusée de 2005 à 2014 créé par Aaron McGruder sur base de la BD éponyme créée par ce dernier en 1996 et qui a pris fin 2006.

Le créateur de la BD et de la série Aaron McGruder naît en 1974 à Chicago avant de déménager à Columbia dans le Maryland à 6 ans afin d’y poursuivre sa scolarité et d’aller à l’université du Maryland où, fait intéressant pour la suite de cet article, il sera diplômé en African-American Studies. Si on rajoute à cela le fait que la population de Chicago était composée à plus de 30% de personnes noires et qu’il y en avait 20% à Columbia, on peut comprendre qu’il s’est construit dans des contextes où il a pu baigner dans la culture afro américaine. Sans oublier que, grâce à son diplôme universitaire, il a pu approfondir ses connaissances. Ces préambules vont nous mener au prochain point : Aaron McGruder, un génie de la satire.

Pour rappel, la série raconte l’histoire de Huey et Riley Freeman qui, après avoir initialement grandi à Chicago, vont vivre avec leur grand-père dans une banlieue cossue du sud des États Unis. On y suit leurs aventures au jour le jour, qui elles-mêmes nous amènent à des sujets de société comme la politique américaine ou la culture Afro américaine.

La série de McGruder est une bonne entrée en matière pour comprendre le point de vue afro-américain sur la politique américaine. Un des writers de la série dira même que les personnages principaux représentent tous un cliché de la culture Afro américaine : Riley la pop culture Noir, Huey la contre-culture Noir, Jazmine le métissage et la perte d’innocence de la communauté Noir, Uncle Ruckus le racisme internalisé et le Grand-père de l’ancienne génération.

On le remarque notamment dans l’épisode où Martin Luther King revient à la vie et est déçue et énervé de ce qu’on fait les Afro-américains. 

La série a marqué les esprits et on compte de nombreuses références notamment dans le rap avec le rappeur londonien Digdat qui a utilisé un extrait de la série comme intro d’une de ses chansons mais aussi Juice WRLD, Polo G, Wale, Trippie Redd, etc … La série a aussi été beaucoup utilisé sur les réseaux sociaux notamment Tiktok où plusieurs extraits de la série ont été utilisé. 

La seule ombre au tableau concernant l’importance des boondocks est son importance bien moindre chez les francophones qui est une référence beaucoup plus nichée qui doit probablement être dû à une VF de piètre qualité ou à des périodes de diffusion sous optimale. 

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